Action Éducative Innovante à l’École Paul Éluard de Vitry – saison 2010/2011


Suite au compagnonnage avec Suzanne Lebeau et à la demande des enseignants, un nouveau projet prend racine au cœur de la littérature jeunesse, à la découverte d’albums et textes de théâtre (Ponti, Mourlevat, Ravalec, Pommerat, Collodi…).

Cinq classes, de la Grande Section de maternelle au CM2, ont accueilli dans leur classe deux comédiens, des compagnies Nagananda et du Petit Théâtre, déjà associées au Théâtre Jean-Vilar autour de l’écriture de Suzanne Lebeau.

En mars 2011, ils ont proposé aux enfants une mise en jeu théâtralisée d’un album de Jeanne Benameur, PRINCE DE NAISSANCE, ATTENTIF DE NATURE (éd. Thierry Magnier), de manière impromptue, et suivie d’un échange sur l’une des thématiques abordées par l’auteur, « l’enfant face à l’adulte, avec, contre ou sans sa volonté ».


En avril, les comédiens reviennent dans les cinq classes, avec des pistes de travail sous forme d’atelier à partir des ambiances sonores, du mouvement des personnages, et des actions générées par l’histoire du Prince. À cette occasion, les enfants présenteront ce qu’ils auront « fabriqué » avec leurs enseignants : écriture, arts plastiques, chanson, poésie…

En mai, lors des journées de présentation entre classes au Théâtre Jean-Vilar, les élèves seront à la fois acteurs et spectateurs de leur travail de restitution, à partir de la re-écriture de leur propre version de l’album.

Les grands axes de l’AEI (Action éducative Innovante), définis avec Nicole Wells, professeur de lettres et partenaire essentielle du compagnonnage avec Suzanne Lebeau et de ce projet :

La construction de l’enfant : c’est difficile de grandir, on fait des erreurs…, la société est quand même un coupe-gorge, comment fait l’enfant pour se construire avec ses parents, malgré ses parents, contre ses parents ?

La littérature jeunesse : mettre en relation une situation théâtrale avec un album (exemple : « Prince de naissance » de Jeanne Benameur) et écrire sa propre version.

L’accès à la culture : aller au théâtre, pratiquer le jeu dramatique en classe avec un comédien, découvrir le monde avec la rencontre à l’extérieur.

Acteurs du projet d’AEI :

Patricia Delebarre et Yolaine Schlesinger (Maternelle Paul Eluard), Emmanuel Matticcio, Sabrina Duperrier et Dimitri Schlesinger (enseignants Paul Eluard A), Ghyslaine Deslaurier (conseillère pédagogique 4ème circonscription)

Marine Dusehu (comédienne du » Gil » de Suzanne Lebeau monté par la Cie Nagananda)

Marc Schapira (comédien et « Monsieur Salomon » de la Cie du Petit Théâtre)

Nicole Wells, professeur de lettres et responsable de la formation théâtre à l’IUFM de Créteil 2000-2007.

Avec le soutien de l’Inspection Académique et la CEPEC (Cellule pour l’expertise Pédagogique Éducative et Culturelle) / Inspection départementale 94.


Sur les chemins de Suzanne

Comment résumer quatre années de compagnonnage ?
Le Théâtre Jean-Vilar a tenu à donner la parole aux enseignants et aux enfants, pour témoigner de cette aventure où chacun, à sa manière, a pris le chemin de l’écriture, avec les mots de Suzanne.


Ce montage (16 mn) a été présenté le 11 mai dernier dans la grande salle du Théâtre Jean-Vilar, lors de la soirée de clôture du compagnonnage.
Production Théâtre Jean-Vilar. Réalisation Pixel prod.


Soirée Suzanne Lebeau, en clôture du compagnonnage

Mardi 11 mai à 20h45, après la représentation de L’Ogrelet, nous vous invitons à une soirée en clôture de notre compagnonnage, en présence des compagnies et des partenaires de ce long parcours mené à Vitry depuis des années. Un montage vidéo sera projeté pour retracer en condensé tout le travail réalisé autour des textes de Suzanne, de « Petit Pierre » au « Bruit des os qui craquent« …

Entrée libre
Informations au 01 55 53 10 60

Soirée Suzanne Lebeau


La Cie Nagananda présente « Gil », dimanche 9 mai à 16h

Gil a huit ans. Il est ici, à cause de ce qu’il a fait à Jessica. Ici est une résidence spécialisée. La Résidence Home d’Enfants les Pâquerettes. Il doit revenir sur son passé. Sortir du silence. Trouver les mots pour réparer ses maux. Adapté du roman d’Howard Buten Quand j’avais cinq ans je m’ai tué, cette pièce de Suzanne Lebeau (Québec) jamais montée en France, met en résonance les points de vue des parents, des copains de Gil, des psychiatres, de la maîtresse, de la mère de Jessica…

La Cie Nagananda ouvre son chantier de création sur Gil. Un travail proche des « expérimentales » mises en place par Suzanne Lebeau et Le Carrousel au Québec.

Gil, au Théâtre Jean-Vilar


La Manivelle Théâtre présente « L’Ogrelet », mardi 11 mai à 19h

L’Ogrelet vit seul avec sa mère, surprotégé, en retrait du village. Il s’étonne de ne manger que des légumes et découvre sa différence à l’école. Sa mère lui apprend qu’il est le fils d’un ogre, son grand amour, qui a choisi de quitter la maison. Pour se délivrer de son attirance pour le rouge et le sang frais, l’Ogrelet devra affronter trois épreuves…
La Manivelle Théâtre continue d’explorer avec nous l’écriture de Suzanne Lebeau, après “Salvador” et “Une lune entre deux maisons”accueillies les saisons passées…


Rencontre avec Suzanne Lebeau

Rencontre avec le public après la lecture du « Bruit des os qui craquent » au Théâtre Jean-Vilar, en avril 2008.



« Le bruit des os qui craquent », lecture

Extrait de la lecture du « Bruit des os qui craquent », au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine, le 9 avril 2008.



Le processus d’écriture

Suzanne évoque son voyage en République Démocratique du Congo et sa rencontre avec deux enfants soldats au moment d’écrire « Le bruit des os qui craquent »…



« Être artiste associée à Vitry »

Suzanne Lebeau rend compte d’une semaine au Théâtre Jean-Vilar
28 janvier > 1er février 2008

« Être artiste associée dans un théâtre, c’est avoir la possibilité de poursuivre une relation régulière et soutenue avec une équipe qui fait le lien entre son œuvre et le public, avec des artistes qui suivent des chemins parallèles ou qui ont une relation avec son œuvre, avec des enseignants dont le rôle de médiateurs dans un milieu ne doit jamais être sous-estimé et enfin, dans mon cas, avec les enfants, pour qui j’écris.
C’est la troisième fois que je me rends à Vitry pour des rencontres qui ont toujours été stimulantes, lumineuses, déterminantes. D’abord, j’ai ma place dans ce théâtre. Je m’y sens chez moi.

Suite de l’article… »